Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 20:54

 

  Ça y est le mystère a été levé il y a déjà un bon moment (lundi 13) mais, ingrat, je n'avais pas encore pris le temps de vous le signaler. Pour Noël donc (ce sera mon seul cadeau (je déteste Noël (Grrr))), je peux vous révéler que la belle énamourée qui a failli provoquer mon éjection des Bruyères s'appelle.. Xavier. oui, vous comprenez ma déception. Mais si l'on regarde la chose sous l'angle de la stabilité des ménages, la poésie aura pour une fois maintenu la paix sociale. Mais Xavier est un ami de.. holala.. 30 ans. ! Lycéen et moi pion, je lui prétais ma chambre à l'internat pour qu'il puisse faire tranquillement ses devoirs avec la petite Corinne le mercredi après-midi (maintenant pour ça, je me retrouverais certainement au tribunal!). Depuis on ne se voit pas souvent mais tout de même, toujours fidèle avec beaucoup d'échanges et de partages : musiques, lectures, vins (oui, c'est un amateur de bons vins; un ami, je vous dis!). A une époque tourmentée, il a même "connu" beaucoup de mes amies ! Bon, maintenant, Xavier, quantesse que je t'embrasse et qu'on se le fait ce petit ciné ?

 

Comme c'est la première fois, je salue les nombreux commentateurs de cet article. C'est certainement que me voyant en grande détresse, vous avez voulu compatir. C'est ça les amis ! (non non, ne m'envoyez pas les films sur Pessoa, je les ai déjà).

 

Denis qui en connaît un rayon sur la Maison des Artistes et qui m'aide à retrouver le chemin de la légalité, Sylvie qui pleure dans son thé, Florence et son néologisme limite (Chantal qui a déjà le mérite de me supporter a  tiqué!), Diane, une chouette poétesse rebelle,  qui en remet une couche avec Stéphane Hessel (j'ai déjà distribué 4 ou 5 "Indignez-vous!") et Jackez N’Guéméné Faou dont je n'ai pu suivre qu'une partie des conseils (faudra que tu m'expliques le petit  b). 

 

 

Pour finir, un petit hommage à un ami poète. Comment ? Vous ne connaissez pas "Les radis bleus" de Pierre Autin Grenier !!? (Folio ISBN n°9782070315024)

 

Parfois vivre requiert ainsi un violent désir de désordre et c’est alors se montrer bien inspiré que d’y vite céder si l’on ne veut se retrouver à plat ventre, suffocant sous l’âne mort de l’ennui.

 

 Bizoux

 


 

 

Reçu mercredi 8 décembre par la Poste un coffret avec deux films consacrés à l'un de mes poètes préférés, Fernando Pessoa. Le petit souci est que l'auteur de cet aimable présent a signé un billet d'accompagnement très chaleureux d'un "Qui suis-je ?" plutôt court. Et le vouvoiement n'empêche pas que votre serviteur soit l'unique destinataire postal de ce mystérieux présent.  Alors vous voyez d'ici mon embarras quand ma Chantal adorée, lassée de mes frasques sentimentales, a tout de suite imaginé l'admiratrice amoureuse de son Jeannot voulant se rappeler à son bon souvenir.  Alors maintenant, si vous ne voulez pas que j'aille  battre ma terre et cuire mes poteries sous les ponts de la Loire avant la fin de l'hiver, il va me falloir savoir de quelle frissonnante énamourée repousser les avances.. ou quel ami(e) maladroit(e) sermonner avant de le(a) prendre dans mes bras avant d'organiser une petite soirée projection DVD.

 

Pour saluer l'événement, je vous ai choisi ci-dessous un petit extrait  sensible du "livre de l'intranquillité" plus trop de saison. Un choix qui va surprendre tout ceux qui ne m'imaginent qu'en rebelle potentiellement poseur de bombes (pourtant oui, ce n'est pas l'envie qui manque!)..

 

Bizoux  

 

 

 

 

 

Pessoa-par-Almada-Negreiros.JPG

Fernando Pessoa par Almada Negreiros

 

 

 

16

Aujourd'hui, au cours de l'une de ces rêverie sans but ni dignité qui constituent une bonne partie de la substance spirituelle de ma vie, je me suis imaginé libéré à tout jamais de la rue des Douradores, du patron Vasquès, du comptable Moreira et des employés au grand complet, du coursier, du groom et du chat. J'éprouvai en rêve cette libération, comme si toutes les mers du Sud m'avaient offert des îles merveilleuses à découvrir. A moi alors le repos, l'épanouissement dans l'art, l'accomplissement intellectuel de tout mon âge.

Mais soudain, et dans le décours même de cette rêverie - qui se déroulait dans un café, durant la modeste pause du déjeuner -, voici qu'une impression de malaise vint m'assaillir jusque dans ce monde imaginaire : je sentis que j'aurais de la peine. Oui, je le dis en un mot comme en cent : j'aurais de la peine. Le patron Vasquès, le comptable Moreira, le caissier Borges, tous les braves garçons qui m'entourent, le petit groom qui porte si joyeusement le courrier à la boîte, le coursier bon à tout faire et le chat si affectueux - tout cela est devenu une partie de ma vie ; je ne pourrais l'abandonner sans pleurer, sans comprendre que ce petit monde, si mauvais qu'il m'ait paru, était une partie de moi-même et qu'elle demeurait avec eux ; que m’en séparer représentait la moitié et l'image de la mort.

D'ailleurs, si demain je les quittais tous, si je me dépouillais de cet uniforme de la rue des Douradores - à quoi d'autre me raccrocherais-je (car il est sûr que je me raccrocherais à quelque chose), quel autre uniforme irais-je revêtir (car il est sûr que j'en revêtirais un) ?

Nous avons tous notre patron Vasquès, visible pour certains, invisible pour d'autres. En ce qui me concerne, il s'appelle réellement Vasquès, c'est un homme sain, agréable, parfois brusque mais sans arrière-pensées, intéressé mais juste, en somme, et doué d’un sens de la justice qui fait défaut à bon nombre de grands génies et autres merveilles de la civilisation humaine, de droite ou de gauche. Pour d'autres ce peut être la vanité, le désir insatiable de richesses, la gloire, l'immortalité. Je préfère encore un Vasquès bien humain, comme mon patron, plus accessible, dans les moments difficiles, que tous les patrons abstraits du monde.

Estimant que je gagnais trop peu, un de mes amis, membre d'une société prospère grâce à ses relations avec l'État, me dit l'autre jour : " Vous êtes exploité, mon vieux. " Ce mot m'a rappelé que je le suis, en effet ; mais comme nous devons tous être exploités dans la vie, je me demande s'il ne vaut pas mieux être exploité par ce Vasquès, marchand de tissus, que par la vanité, la gloire, le dépit, l’envie... ou l'impossible.

II y a ceux que Dieu lui-même exploite, et ce sont les prophètes et les saints dans le vide immense de ce monde.

Et je me réfugie, comme d'autres le font dans leur foyer, dans cette maison étrangère, ce vaste bureau de la rue des Douradores. Je me retranche derrière ma table comme derrière un rempart contre la vie. J'éprouve de la tendresse jusqu'aux larmes pour ces registres, à la fois miens et d'autrui, où je passe mes écritures, pour le vieil encrier que j'utilise et pour le dos penché de Sergio, qui dresse des bordereaux un peu plus loin. Je ressens de l'amour pour toutes ces choses peut-être parce que je n'ai rien d'autre à aimer - peut-être aussi parce qu'il n'est rien qui mérite l'amour d'une âme humaine ; et cet amour, si nous voulons à toute force le donner, par besoin affectif- alors autant le donner à la chétive apparence de mon encrier qu'à la vaste indifférence des étoiles.


 

Fernado Pessoa 

 Le livre de l'intranquillité

 


 

  Curieux tout de même de savoir combien sont encore capables de lire ce genre d'horrible chose jusqu'au bout;  aussi ce serait vraiment sympa de me laisser un commentaire. Si vous ne voulez pas écrire un roman, vous pouvez juste mettre +1, +2, etc.. Tiens je commence...


Par Jean - Publié dans : Humeurs poétiques
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 11:00

 

J'actualise cette article pour vous rappeler la poursuite et la fin de notre expo chez Laurent et Barbara cette fin de semaine. Ce soir, vous pourrez passer jusqu'à 21h et avec un peu de chance et si vous êtes aimables, un petit remontant vous sera servi..

 

Explication pour venir sous l'affiche

 

 

Article du 6 décembre :

 

Une annonce encore un peu tardive pour vous annoncer qu'à la fin de la semaine votre Jeannot préféré participera à une exposition dans la belle maison de Barbara Nazarenko et Laurent Beuret.

 

Un moment de rencontre et de partage qui risque d'être fort sympathique.

 

Exposeront :

 

Laurent Beuret

(notre hôte)

LUMINAIRES


 

Hibouchougenou

(je ne suis pas sûr mais je crois que c'est un pseudo)

BIJOUX


 

Loran Guillot

PEINTURES


 

 Jean Couturier

(dit aussi le Jeannot des Bruyères Enneigées)

CERAMIQUES

 

 

 

samedi 11 et dimanche 12 décembre 2010

 

mais aussi

 

samedi 18 et dimanche 19 décembre 2010

 

de 14 à 19h

 

140 rue du Poirier Rond

45000 Orléans

 


 

Bizoux                Jean   02 38 58 83 42
 
Bonheur rassurant d'être enfin arrivé à l'âge où il est trop tard pour se faire des amis.
Pierre Autin Grenier

 

 

 

Pour venir, voir plan et précisions sous l'affiche ci-dessous.

 

 

affiche-dhivers-dec-2010

 

 

Pour ceux qui sont venus à l'expo chez Charlotte et Jean François Talec en novembre 2009, il leur sera très facile de trouver puisque la maison de Barbara et Laurent se trouve dans la même rue au numéro suivant. J'ai donc repris le même plan. Il y en a tout de même qui, la boussole en berne, s'étaient perdus et n'étaient jamais arrivés (holala Jeannette!), aussi je vous donne la précision cruciale : Le rond-point de l'Avenue des Droits de l'Homme qu'il faut contourner pour rejoindre la rue du Poirier Rond, c'est celui qui est précédé à droite par un bâtiment à la façade partiellement végétalisée. Des buissons derrière lesquels vous ne pouvez faire pipi qu'en rappel avec un harnais, c'est suffisamment rare pour être remarqués. Je donne tout de même un téléphone si l'envie est trop pressante :

 

02 38 86 56 07

 

 

 

 

 

Plan-Charlotte.jpg

 

 

 

Par Jean - Publié dans : Expos du Jeannot
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 09:26
D'un certain point de vue, il est assez malin de taper sur les petits "entrepreneurs" dont la grande majorité continuera quoiqu'il arrive à huiler l'engrenage de la compétition néolibérale et à voter à droite mais il me semble que là, si les associations culturelles "à imposition commerciale, les artistes "libres" et mes amis anarcho-glaiseux ne s'interrogent pas (ou m'aident à comprendre !), je bouffe mon bonnet (moins de 5 commentaires) ou bêche mon potager à la petite cuillère (moins de 2 commentaires). Moi qui n'ai pas trouvé normal de ne pas payer de taxe professionnelle l'année dernière, j'aimerais tout de même bien savoir ce qu'est cette taxe pour non-salariés.. pauvres. En attendant, elle plonge dans la mouise une amie orientée par une employée des impôts vers un statut associatif bizarroïde. Elle risque de plus de perdre "l'ASS" (je crois que cela s'appelle ainsi) avec laquelle elle survit à grand peine.

Faut-il nous indigner ?

Bizoux du jeannot               02 38 58 83 42
 

Les pauvres ont les mains larges et des couteaux pour trancher le pain; mais ce qui manquera toujours aux pauvres, c'est l'entrain et un peu de gaieté aussi pour égorger les riches.
Pierre Autin Grenier


AVIS D'IMPOSITION
COTISATION FONCIERE DES
ENTREPRISES,
TAXE POUR FRAIS DE CHAMBRES
DE COMMERCES ET D'INDUSTRIE,
TAXE POUR FRAIS DE CHAMBRES
DE METIERS ET DE L'ARTISANAT
ET IMPOSITION FORFAITAIRE SUR
LES ENTREPRISES DE RESEAUX
2010


Ce matin, j'ai reçu d'une amie la lettre suivante :

Salut jean

J'ai oublié hier soir chez Bip.. de te parler de Bip.. et de son association.
C'est une association 1901 soumise aux impositions commerciales.
Elle a gagné 1925 euros sur l'année et les impôts lui réclament 500 euros.

Elle me dit que cette taxe est nouvelle et remplacerait la taxe professionnelle.

Je n'y connais rien dans ce domaine mais j'ai entendu que dernièrement une nouvelle taxe était créée pour les auto-entrepreneurs et que devant les oppositions des uns et des autres, cette taxe serait rediscutée et annulée (peut-être).
Sais-tu si cela concernerait le statut de l'asso de Bip..?
Bip.. s'est renseignée auprès des impôts et la réponse a été très succinte: "c'est comme ça".
Tout cela ne lui donne pas le moral.

Bise
nadine

Ma réponse à Nadine :

Oui, effectivement. Je ne suis pas auto-entrepreneur et Bip.. . J'ai seulement un numéro SIRET et déclare mes ventes sur notre feuille d'impôts (BNC). Et comme Bip.., j'ai reçu cet avis d'imposition.
 
Ce qui m'étonne si  Bip.. n'a déclaré que 1925€, c'est qu'elle ait une taxe aussi disproportionnée à acquitter. Ce doit être dû à son statut associatif. Moi, pour avoir déclaré 5000€, "ils" me demandent 280€ ce qui est très légèrement supérieur au montant de feu ma taxe professionnelle 2008.
 
Je vais peut-être envoyer un émile pour demander aux céramistes (~150) et autres artistes (~100) de mon carnet d'adresses. Je te laisse car cela risque de me prendre du temps.
Bizoux etc...

 

Voilà. Comme je n'ai vraiment pas le temps de me pencher sur la chose et de répercuter les réponses de Pierre, Paul, Jacques, je demande aux amis qui auraient des précisions, de nous laisser un commentaire (ou un témoignage) ci-dessous. Merci..

PS1 : Je ne crois pas que je retirerai de l'argent de la Post.. Banque Postale demain (appel de Cantona) mais ce qui est sûr, c'est que je vais prochainement déposer mon bas de.. ma socquette de laine au Crédit Coopératif.

PS2 : Je vous encourage à vous procurer (3€ l'exemplaire) et à distribuer à vos amis de droite (j'en ai bien, je ne vois pas pourquoi vous n'en auriez pas !) le petit "Indignez-vous" du jeune Stéphane Hessel (pour les orléanais, il y en a un stock aux Temps Modernes).


Indignez-vous.jpg
.
Par Jean - Publié dans : Rage, désespoir et infamie
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 18:31

 

 

Légèrement modifié l'article d'hier après qu'un ami m'ait trouvé un peu trop gent.. pusillanime :


Je veux rassurer ce soir quelques copains qui m'ont vu avec inquiétude m'aventurer en Giennois pour exposer au "Salon de la Faïence et des Arts du Feu" le WE dernier. Bien sûr, vous avez depuis deux ans, l'habitude de me voir m'éclipser de mes Bruyères Aérées pour quelques mystérieux "marchés de potiers" dans le sud-ouest mais là, je vous comprends, la manifestation se passait sous l'égide des dangereux activistes du Rotary Club de Gien. Mais tout va bien, j'ai su résister à quelques tentatives d'endoctrinement, le crucifix à la tête de mon lit ne s'est pas décroché et le Figaro sur la table de chevet commençait à dater. Non, le ROTARY CLUB, ce n'est pas ce que vous croyez, une petite bourgeoisie qui se donnerait bonne conscience en multipliant les actions généreuses comme le forage de puits en Afrique, la vaccination contre diverses maladies, etc.. mais si je ne me trompe pas, des gens conscients de la misère culturelle et matérielle qui luttent contre la spéculation financière et l'explosion des inégalités sociales qui en découlent. Enfin toujours est-il que j'ai rencontré des gens charmants et de nombreux collègues artisans qui ont parfois fait de grandes distances pour se confronter aux goûts nobles et très sûrs d'un public averti des difficultés matérielles dans lesquelles s'incrivent nos démarches créatrices. Enfin, que du bonheur !

Jusqu'au samedi soir où je me suis égaré jusqu'à la communauté des Cœurs à Autry le Chatel où nous avons guinché avec les copains jusqu'à trois heures du matin. Un peu trop de boissons et de danses endiablées tout de même qui m'ont fait craindre de me faire casser la figure au matin, tous déssoulés, pour avoir un peu trop serré les copines.. mais non, malgré ma mémoire douteuse, j'ai dû me tenir dans les limites du sensuellement acceptable..

 

Bon, j'arrête ici les galéjades pour remercier sincèrement Dominique et Dominique de Courcel qui m'ont hébergé le vendredi soir et tout particulièrement Richarde et Robert Einhorn qui m'ont invité et accueilli à cette manifestation mémorable qui a fait exploser mon chiffre d'affaires. Oui, je crois, le début d'une amitié.. euh...

 

Bizoux à toutes et à tous (surtout à toutes)     

 

 

Gien-Novembre-2010.jpg

 

 

 

Pour saluer le retour de ma correspondance avec le poète Pierre Autin Grenier. Voici ci-dessous un extrait de ses "Radis Bleus". Une écriture pure et superbement ciselée que vous retrouverez en folio dans toute bonne librairie indépendante (n'allez tout de même pas commander sur ma zone!).

Samedi 17 décembre

Sainte Gaëlle

 

                        Toute la sainte journée je suis resté planté comme un piquet au milieu d’une population de taiseux au regard en biais qui escomptait ma proche disparition par la simple lassitude qu’entraîne fatalement une si longue et interminable attente. J’ai tenu bon, impassible et muet moi aussi. Je sentais bien que si tous feignaient superbement l’indifférence, pas un ne pouvait dissimuler que mon ombre même, s’allongeant sur le pavé, lui était comme un cuisant remords, une sorte de crainte de quelque châtiment à venir. De cette conscience honteuse naissait ma force, par cette angoisse diffuse s’affirmait ma propre détermination à durer.

                        Maintenant que nous voici entre chien et loup et que lentement le crépuscule dissout mon ombre, que tout alentour tremble et semble plus désemparé que jamais, quand même je pourrais sans pitié prolonger au-delà de la nuit à venir mon témoignage, des siècles s’il le fallait demeurer dans cet état de sentinelle obstinée.

                        Au premier rayon de lune j’ai malgré tout entrepris de graisser les essieux de ma charrette.  


Extrait de « Les Radis bleus »

 

 

Par Jean - Publié dans : Expos du Jeannot
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Le blog
des Ateliers
de Vienne en Val







Théâtre
Musique
Stages...


Le site du Jeannot







Céramique
Peinture
Poésie

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés